Le grignotage : un tueur silencieux

Véritable fléau de la société de moderne, le grignotage à des conséquences néfaste sur la santé et pourtant peu de gens sont conscient de ses effets à court, moyen et long terme.  Nous allons voir comment le faite de manger tout au long de la journée peu dérégler notre métabolisme, perturber le microbiote et engendrer fatigue, inflammation et surpoids.

Bien sur  manger une pomme ou des oléagineux entre les repas n’auras pas les mêmes conséquences que de consommer des biscuits industriels ou un soda ( c’est surtout de ce type de grignotage dont nous allons parler ici ) mais nous verrons que prendre la mauvaise habitude d’ingérer des aliments même sain tout au long de la journée à des inconvénients majeur sur l’organisme.

Quels sont les conséquences du grignotage sur la santé ?

Le grignotage sucré (biscuits, pain,  soda, jus de fruit, bonbon, chips ect) et la fatigue chronique : une glycémie en dent de scie !

  • C’est le signe le plus visible et facile à reconnaitre, le grignotage va progressivement vous épuisés. En effet à chaque fois que vous allez grignoter entre les repas, votre glycémie (taux de sucre sanguin) va monter en pics, pour retrouver une glycémie normale votre pancréas va sécréter une grosse quantité d’une hormone appelé insuline. Cette hormone à pour but de ramener le taux de sucre sanguin à la normale.  Cette sécrétion accrue d’insuline va créer une hypoglycémie réactionnel : c’est le coup de barre, vous êtes fatigué.. le cercle vicieux commence vous grignotez de nouveaux.

=> Grignotage => Pics de sucre ( vous retrouvez un peu d’énergie ) => Grosse décharge d’insuline => Hypoglycémie => Coup de barre, fringale, humeur fluctuante => Grignotage ect…

Le grignotage : promoteur du diabète et du surpoids

  • A la longue, a force d’ingérer des produits sucrés plusieurs fois dans la journée, votre pancréas se fatigue… vous courez vers le syndrome métabollique (surpoid, diabète, hypertension, hypercholestérolémie) … L’insuline va faire stocker le glucose dans le foie et dans les muscles sous forme de glycogène mais aussi l’excès de sucre sous forme de graisse dans les adipocytes : c’est la prise de poids. Votre foie devient graisseux (stéatose hépatique) Petit à petit les récépteurs aux glucoses deviennent moins performant vous créez une résistance à l’insuline : c’est le diabète de type 2.

Le grignotage déprogramme la digestion et favorise la pullulation bactérienne

  • Il est primordial de laisser des temps de repos suffisant entre les repas, Saviez vous qu’en dehors des périodes de digestion votre intestin se nettoie tout seule à l’aide d’une onde péristaltique appelé complexe inter digestif migrant (CMI) .  En ne laissant pas de temps de repos suffisant  vous stopper le nettoyage automatique de vos intestins. Si vous avez mangé à 12h et qu’une ou deux heures  vous grignotez vous allez stopper votre digestion. Le contenue du bol alimentaire fermente, le cerveau doit reprogrammer la digestion. Cela va favoriser la dilatation de l’estomac et la pullulation bactérienne. En effet en saturant votre digestion par de nouveau aliments, une quantité d’aliment ne sera pas absorbé et servira de repas aux bactéries du colon qui pourront alors proliférer. A terme les bactéries du colon finiront par envahir l’instestin grêle , générant alors une malabsorption et une perméabilité intestinal avec toutes ces conséquences ( => inflammation de la muqueuse digestive avec passage de toxine bactérienne => baisse de l’immunité , maladie auto immune; production importante de gaz et d’acide gras à courte par les bactéries => prise de poid , syndrome métabollique, stéatose hépatique).
  • Le grignotage va entrainer un fonctionnement permanent de la digestion, une partie de votre énergie sera consacré à digérer. Cette mobilisation d’énergie se fera au détriment d’autre activité.

Le grignotage favorise les infections chroniques

  • La mal digestion va entrainer un afflux de sang plus important à l’estomac, par voie de continuité l’hyperhémie gastrique se répand aux voies ORL entrainant alors l’hypersécrétion de mucus par les muqueuses. Ce milieu est un terrain idéal pour le développement des micro-organismes.

S’abstenir de grignoter et donc primordial pour conserver une bonne santé. Dans certain cas particulier il est possible de fractionner l’alimentation en mini repas pour faciliter la digestion. C’est le cas de personne atteint de gastro parésie (mauvaise vidange gastrique) , manque d’acide chlorhydrique ( il faut donc faire de petit repas pour ne pas saturer la digestion) ,  sportif en prise de masse musculaire ( apport régulier de glucide lent et protéine). Les petits repas doivent impérativement apporter des glucides à faible index glycémique afin de ne pas faire fluctuer la glycémie.

Il faut donc différencier le grignotage et les minis repas fractionnés pris dans un objectif particulier.

 

Share This