Voici la première partie d’une série d’article dédié aux surpoids et à l’obésité. Véritable épidémie l’obésité est véritablement une maladie de civilisation qui ne cesse de croître. En 2014 au État Unis deux adultes sur trois sont en surpoids ou obèses en France c’est un adulte sur deux qui connaît un excès de poids corporelle. Comment en est on arrivé à ce stade ? Quels sont les causes de cette épidémie ? Comment rester mince ou perdre du poids ? Autant de question auxquelles je vais répondre dans cette série d’article.

 

Dans cette première partie je vous propose de voir comment l’alimentation moderne tel que recommandé par les instances officiels depuis 30 ans à engendré une épidémie d’obésité.

 

La diététique classique considère que l’équilibre du poids corporel dépend d’une consommation correcte de calorie calculé en fonction du poids, de l’age de la taille et du sexe indépendamment de la répartition des macro-nutriments (glucides, lipides, protides). Ainsi si votre métabolisme de base journalier est de 2000 calorie et que vous consommez 2300 calories alors votre poids augmente, à l’inverse si vous consommez 1700 calories vous devriez perdre du poids.

 

Malheureusement ce postulat est loin d’être vrai. L’obésité ne se résume pas à une sur consommation de calorie. Évidemment l’excès calorique est néfaste et peu entraîner une prise de poids et globalement les occidentaux mangent trop mais les régimes à restriction calorique en plus d’être frustrant ne sont pas efficaces à long terme..

 

Ce qui compte c’est la répartition des macro-nutriments que sont les glucides, lipides et protides et l’apport adéquates en micro nutriments essentiels aux fonctionnements des divers organes et hormones. Et c’est la que la diététique classique fait une deuxième erreur fondamentale : en effet les recommandations officiels des 30 dernières années incitent à faire part belle aux glucides qui doivent représentés l’essentiel des calories ( Féculent céréales à fond…) aux détriments des graisses diabolisés et accusés à tord de rendre gros et de boucher les artères ! D’une part c’est ignorer la physiologie du corps humain ( hormones, insuline, glucagon ) et surtout oublier que l’être humain n’a pas toujours eu accès a autant de glucide et que durant des millions d’années notre espèces c’est alimenté de graisse et protéine animales, racines, tubercules, oléagineux, baies, fruits et légumes sauvages sans connaître nos maladies de civilisation.

 

« C’est ainsi que l’homme est passé d’une alimentation pauvre en glucide et riche en graisse à l’inverse : Très riche en glucide et pauvre en graisse. Cela est une véritable catastrophe pour notre métabolisme. »

 

Quel conséquence physiologique l’alimentation moderne a-t-elle sur la santé ?

 

En nutrition il existe un concept celui de l’index glycémie (IG) d’un aliment. L’index glycémique c’est la capacité d’un aliment à faire monter plus ou moins rapidement le taux de sucre sanguin. Et cela est d’une importance capital car plus le sucre passe rapidement dans le sang plus le pancréas devra sécréter d’insuline pour ramener le taux de sucre à la normale, OR l’insuline c’est l’hormone du stockage, c’est une clé qui va déverrouiller les cellules en leurs donnant l’information de stocker l’énergie. Lorsque le corps est en bonne santé et que les cellules ont une bonne sensibilité à l’insuline le glucose circulant va alors être stocker dans le foie et les muscles sous forme de glycogène. C’est notre réserve d’énergie. Dans ce cas l’insuline travail pour nous de manière bénéfique. L’insuline est donc une hormone hypoglycémiante à l’inverse de l’hormone antagoniste hyperglycémiante le glucagon. Celui-ci est sécrété lors d’une hypoglycémie, nos réserves d’énergie sont alors mobilisés pour fournir l’énergie dont nous avons besoins. L’insuline stock les réserves, le glucagon les mobilisent aux besoins et stimule la lipolyse ( brûlage des graisses pour fournir l’énergie)

 

Lorsque les quantités de sucre ingérés sont trop importante et passent trop rapidement dans le sang et de manière répétés de grande quantité d’insuline sont sécrétés ce qui stimule la lipogenèse cette à dire la fabrication de nouvelle cellules graisseuses (les adipocytes) et le stockage de l’excès de sucre dans celle-ci. Le pancréas doit sécréter de plus grande quantité d’insuline pour ramener le taux de sucre à la normale… Petit à petit les récepteurs des cellules à l’insuline perdent leurs sensibilités et le diabète de type 2 s’installe c’est ce que l’on appel la résistance à l’insuline.

 

A l’inverse une alimentation pauvre en glucide va plutôt stimuler le glucagon surtout si vous laissez un temps suffisamment long entre les repas. Cela permet de carburer sur nos deux sources d’énergie le glucose et les acides gras…

 

« La prise de poids est donc régulé par l’équilibre de deux hormones : L’insuline et le glucagon ! L’alimentation moderne en favorisant largement les glucides perturbe cette équilibre en favorisant des taux élevés d’insuline. »

 

Avant même d’avoir une glycémie à jeun anormale, le taux d’insuline à jeun est un marqueur précoce d’une résistance à l’insuline….

 

Une alimentation riche en glucide engendre non seulement des taux élevés d’insuline ce qui favorise la prise de poids, l’inflammation chronique, la résistance à l’insuline mais aussi la résistance à la leptine. La leptine c’est l’hormone de la satiété qui coupe faim. La ghréline à l’inverse stimule l’appétit.

 

Le pouvoir obésogène du fructose :

 

Tout les sucres ne se valent pas et leurs impactes métaboliques n’est pas le même. Ainsi le glucose passe directement dans la circulation sanguine tandis que le fructose (sucre des fruits) est métabolisé par le foie, il ne fait donc pas monter l’insuline (ou peu) mais celui-ci active la lipogenèse cet- à-dire la fabrication de graisse (le fructose est convertis en graisse) . D’un côté on a donc le glucose qui active la sécrétion d’insuline, et d’un autre le fructose qui active la lipogenèse. Le glucose et le fructose c’est donc l’association gagnante pour une obésité garantie !

 

Et devinez quoi ? L’ingrédient principal des produits industriels tel que les sodas , les bonbons, les biscuits c’est justement le sirop de glucose-fructose ou encore le sirop de mais… pour finir le fructose stimule la ghréline vous savez l’hormone qui stimule l’appétit et engendre une résistance à la leptine… l’hormone coupe faim !

 

Vous pensiez que les jus de fruits sont bon pour la santé ? Grave erreur, le jus de fruit c’est l’équivalent d’un soda, du fructose sans les fibres.

 

Rassurez vous le fructose issus des fruits entiers n’est pas dangereux pour la santé, étant pris avec les fibres le sucre passe lentement dans le sang et les quantités de fructose sont physiologiques contrairement aux produits industriels.

 

Ainsi les industriels véritable criminels sont directement responsable de l’épidémie d’obésité !!

 

Dans le prochaine article nous parlerons d’ un autre facteur alimentaire activant la prolifération des adipocytes : Les acides gras omega-6. Vous découvrirez que la sur- consommation des omega-6 au détriments des omega-3 est directement liés aux monocultures de soja et de mais…

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur le microbiote, l’hygiène de vie au quotidien, la meilleur façon de s’alimenter c’est ici que sa se passe 😉 !

 

 

 

 

 

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