Le régime pauvre en FODMAPs contre les troubles digestifs

Le régime pauvre en FODMAPs contre les troubles digestifs

Le régime pauvre en FODMAPs est originaire d’Australie et à été inventé par la nutritionniste Sue Shepard.  C’est une alimentation à visé thérapeutique dont l’objectif est de diminuer les fermentations intestinales liées à certaines catégories de sucres à chaines courtes faiblement absorbés et servant de nourriture aux bactéries. Ce régime apaise la majorité des patients atteints de troubles digestifs ( 75% ). Il a été  validé scientifiquement comme étant efficace.

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Mesure des gaz expirés et dysbiose

Mesure des gaz expirés et dysbiose

L’état de notre microbiote détermine notre santé. Un microbiote altéré est associé à des problèmes métaboliques (obésité,  maigreur, hypertension, diabète, athérosclérose) , psychique (trouble de l’humeur, dépression) , inflammatoire ( arthrose, tendinite, maladie auto-immune : sclérose en plaque , thyroïdite) , digestif (constipation diarrhée, reflux, ballonnements). La qualité de nos muqueuses et de notre microbiote est donc le carrefour de notre santé, il est donc logique de l’entretenir ou de le restaurer quand celui ci est abîmé.  Certains outils modernes permettent de détecter la dysbiose (déséquilibre des bactéries) en mesurant les gaz expirés émis par les bactéries digestives et expulsées par l’haleine. C’est le cas du détecteur de gaz MX6 de la société gaz detect.
gaz dysbiose

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Pourquoi grossit on ? Alimentation moderne et obésité

Pourquoi grossit on ? Alimentation moderne et obésité

 

Voici la première partie d’une série d’article dédié aux surpoids et à l’obésité. Véritable épidémie l’obésité est véritablement une maladie de civilisation qui ne cesse de croître. En 2014 au État Unis deux adultes sur trois sont en surpoids ou obèses en France c’est un adulte sur deux qui connaît un excès de poids corporelle. Comment en est on arrivé à ce stade ? Quels sont les causes de cette épidémie ? Comment rester mince ou perdre du poids ? Autant de question auxquelles je vais répondre dans cette série d’article.

Dans cette première partie je vous propose de voir comment l’alimentation moderne tel que recommandé par les instances officiels depuis 30 ans à engendré une épidémie d’obésité.

La diététique classique considère que l’équilibre du poids corporel dépend d’une consommation correcte de calorie calculé en fonction du poids, de l’age de la taille et du sexe indépendamment de la répartition des macro-nutriments (glucides, lipides, protides). Ainsi si votre métabolisme de base journalier est de 2000 calorie et que vous consommez 2300 calories alors votre poids augmente, à l’inverse si vous consommez 1700 calories vous devriez perdre du poids.

Malheureusement ce postulat est loin d’être vrai. L’obésité ne se résume pas à une sur consommation de calorie. Évidemment l’excès calorique est néfaste et peu entraîner une prise de poids et globalement les occidentaux mangent trop mais les régimes à restriction calorique en plus d’être frustrant ne sont pas efficaces à long terme..

Ce qui compte c’est la répartition des macro-nutriments que sont les glucides, lipides et protides et l’apport adéquates en micro nutriments essentiels aux fonctionnements des divers organes et hormones. Et c’est la que la diététique classique fait une deuxième erreur fondamentale : en effet les recommandations officiels des 30 dernières années incitent à faire part belle aux glucides qui doivent représentés l’essentiel des calories ( Féculent céréales à fond…) aux détriments des graisses diabolisés et accusés à tord de rendre gros et de boucher les artères ! D’une part c’est ignorer la physiologie du corps humain ( hormones, insuline, glucagon ) et surtout oublier que l’être humain n’a pas toujours eu accès a autant de glucide et que durant des millions d’années notre espèces c’est alimenté de graisse et protéine animales, racines, tubercules, oléagineux, baies, fruits et légumes sauvages sans connaître nos maladies de civilisation.

« C’est ainsi que l’homme est passé d’une alimentation pauvre en glucide et riche en graisse à l’inverse : Très riche en glucide et pauvre en graisse. Cela est une véritable catastrophe pour notre métabolisme. »

Quel conséquence physiologique l’alimentation moderne a-t-elle sur la santé ?

En nutrition il existe un concept celui de l’index glycémie (IG) d’un aliment. L’index glycémique c’est la capacité d’un aliment à faire monter plus ou moins rapidement le taux de sucre sanguin. Et cela est d’une importance capital car plus le sucre passe rapidement dans le sang plus le pancréas devra sécréter d’insuline pour ramener le taux de sucre à la normale, OR l’insuline c’est l’hormone du stockage, c’est une clé qui va déverrouiller les cellules en leurs donnant l’information de stocker l’énergie. Lorsque le corps est en bonne santé et que les cellules ont une bonne sensibilité à l’insuline le glucose circulant va alors être stocker dans le foie et les muscles sous forme de glycogène. C’est notre réserve d’énergie. Dans ce cas l’insuline travail pour nous de manière bénéfique. L’insuline est donc une hormone hypoglycémiante à l’inverse de l’hormone antagoniste hyperglycémiante le glucagon. Celui-ci est sécrété lors d’une hypoglycémie, nos réserves d’énergie sont alors mobilisés pour fournir l’énergie dont nous avons besoins. L’insuline stock les réserves, le glucagon les mobilisent aux besoins et stimule la lipolyse ( brûlage des graisses pour fournir l’énergie)

Lorsque les quantités de sucre ingérés sont trop importante et passent trop rapidement dans le sang et de manière répétés de grande quantité d’insuline sont sécrétés ce qui stimule la lipogenèse cette à dire la fabrication de nouvelle cellules graisseuses (les adipocytes) et le stockage de l’excès de sucre dans celle-ci. Le pancréas doit sécréter de plus grande quantité d’insuline pour ramener le taux de sucre à la normale… Petit à petit les récepteurs des cellules à l’insuline perdent leurs sensibilités et le diabète de type 2 s’installe c’est ce que l’on appel la résistance à l’insuline.

A l’inverse une alimentation pauvre en glucide va plutôt stimuler le glucagon surtout si vous laissez un temps suffisamment long entre les repas. Cela permet de carburer sur nos deux sources d’énergie le glucose et les acides gras…

« La prise de poids est donc régulé par l’équilibre de deux hormones : L’insuline et le glucagon ! L’alimentation moderne en favorisant largement les glucides perturbe cette équilibre en favorisant des taux élevés d’insuline. »

Avant même d’avoir une glycémie à jeun anormale, le taux d’insuline à jeun est un marqueur précoce d’une résistance à l’insuline….

Une alimentation riche en glucide engendre non seulement des taux élevés d’insuline ce qui favorise la prise de poids, l’inflammation chronique, la résistance à l’insuline mais aussi la résistance à la leptine. La leptine c’est l’hormone de la satiété qui coupe faim. La ghréline à l’inverse stimule l’appétit.

Le pouvoir obésogène du fructose :

Tout les sucres ne se valent pas et leurs impactes métaboliques n’est pas le même. Ainsi le glucose passe directement dans la circulation sanguine tandis que le fructose (sucre des fruits) est métabolisé par le foie, il ne fait donc pas monter l’insuline (ou peu) mais celui-ci active la lipogenèse cet- à-dire la fabrication de graisse (le fructose est convertis en graisse) . D’un côté on a donc le glucose qui active la sécrétion d’insuline, et d’un autre le fructose qui active la lipogenèse. Le glucose et le fructose c’est donc l’association gagnante pour une obésité garantie !

Et devinez quoi ? L’ingrédient principal des produits industriels tel que les sodas , les bonbons, les biscuits c’est justement le sirop de glucose-fructose ou encore le sirop de mais… pour finir le fructose stimule la ghréline vous savez l’hormone qui stimule l’appétit et engendre une résistance à la leptine… l’hormone coupe faim !

Vous pensiez que les jus de fruits sont bon pour la santé ? Grave erreur, le jus de fruit c’est l’équivalent d’un soda, du fructose sans les fibres.

Rassurez vous le fructose issus des fruits entiers n’est pas dangereux pour la santé, étant pris avec les fibres le sucre passe lentement dans le sang et les quantités de fructose sont physiologiques contrairement aux produits industriels.

Ainsi les industriels véritable criminels sont directement responsable de l’épidémie d’obésité !!

Dans le prochaine article nous parlerons d’ un autre facteur alimentaire activant la prolifération des adipocytes : Les acides gras omega-6. Vous découvrirez que la sur- consommation des omega-6 au détriments des omega-3 est directement liés aux monocultures de soja et de mais…

 

 

 

 

 

 

Les conséquences néfastes du grignotage

Le grignotage : un tueur silencieux

Véritable fléau de la société de moderne, le grignotage à des conséquences néfaste sur la santé et pourtant peu de gens sont conscient de ses effets à court, moyen et long terme.  Nous allons voir comment le faite de manger tout au long de la journée peu dérégler notre métabolisme, perturber le microbiote et engendrer fatigue, inflammation et surpoids.

Bien sur  manger une pomme ou des oléagineux entre les repas n’auras pas les mêmes conséquences que de consommer des biscuits industriels ou un soda ( c’est surtout de ce type de grignotage dont nous allons parler ici ) mais nous verrons que prendre la mauvaise habitude d’ingérer des aliments même sain tout au long de la journée à des inconvénients majeur sur l’organisme.

Quels sont les conséquences du grignotage sur la santé ?

Le grignotage sucré (biscuits, pain,  soda, jus de fruit, bonbon, chips ect) et la fatigue chronique : une glycémie en dent de scie !

  • C’est le signe le plus visible et facile à reconnaitre, le grignotage va progressivement vous épuisés. En effet à chaque fois que vous allez grignoter entre les repas, votre glycémie (taux de sucre sanguin) va monter en pics, pour retrouver une glycémie normale votre pancréas va sécréter une grosse quantité d’une hormone appelé insuline. Cette hormone à pour but de ramener le taux de sucre sanguin à la normale.  Cette sécrétion accrue d’insuline va créer une hypoglycémie réactionnel : c’est le coup de barre, vous êtes fatigué.. le cercle vicieux commence vous grignotez de nouveaux.

=> Grignotage => Pics de sucre ( vous retrouvez un peu d’énergie ) => Grosse décharge d’insuline => Hypoglycémie => Coup de barre, fringale, humeur fluctuante => Grignotage ect…

Le grignotage : promoteur du diabète et du surpoids

  • A la longue, a force d’ingérer des produits sucrés plusieurs fois dans la journée, votre pancréas se fatigue… vous courez vers le syndrome métabollique (surpoid, diabète, hypertension, hypercholestérolémie) … L’insuline va faire stocker le glucose dans le foie et dans les muscles sous forme de glycogène mais aussi l’excès de sucre sous forme de graisse dans les adipocytes : c’est la prise de poids. Votre foie devient graisseux (stéatose hépatique) Petit à petit les récépteurs aux glucoses deviennent moins performant vous créez une résistance à l’insuline : c’est le diabète de type 2.

Le grignotage déprogramme la digestion et favorise la pullulation bactérienne

  • Il est primordial de laisser des temps de repos suffisant entre les repas, Saviez vous qu’en dehors des périodes de digestion votre intestin se nettoie tout seule à l’aide d’une onde péristaltique appelé complexe inter digestif migrant (CMI) .  En ne laissant pas de temps de repos suffisant  vous stopper le nettoyage automatique de vos intestins. Si vous avez mangé à 12h et qu’une ou deux heures  vous grignotez vous allez stopper votre digestion. Le contenue du bol alimentaire fermente, le cerveau doit reprogrammer la digestion. Cela va favoriser la dilatation de l’estomac et la pullulation bactérienne. En effet en saturant votre digestion par de nouveau aliments, une quantité d’aliment ne sera pas absorbé et servira de repas aux bactéries du colon qui pourront alors proliférer. A terme les bactéries du colon finiront par envahir l’instestin grêle , générant alors une malabsorption et une perméabilité intestinal avec toutes ces conséquences ( => inflammation de la muqueuse digestive avec passage de toxine bactérienne => baisse de l’immunité , maladie auto immune; production importante de gaz et d’acide gras à courte par les bactéries => prise de poid , syndrome métabollique, stéatose hépatique).
  • Le grignotage va entrainer un fonctionnement permanent de la digestion, une partie de votre énergie sera consacré à digérer. Cette mobilisation d’énergie se fera au détriment d’autre activité.

Le grignotage favorise les infections chroniques

  • La mal digestion va entrainer un afflux de sang plus important à l’estomac, par voie de continuité l’hyperhémie gastrique se répand aux voies ORL entrainant alors l’hypersécrétion de mucus par les muqueuses. Ce milieu est un terrain idéal pour le développement des micro-organismes.

S’abstenir de grignoter et donc primordial pour conserver une bonne santé. Dans certain cas particulier il est possible de fractionner l’alimentation en mini repas pour faciliter la digestion. C’est le cas de personne atteint de gastro parésie (mauvaise vidange gastrique) , manque d’acide chlorhydrique ( il faut donc faire de petit repas pour ne pas saturer la digestion) ,  sportif en prise de masse musculaire ( apport régulier de glucide lent et protéine). Les petits repas doivent impérativement apporter des glucides à faible index glycémique afin de ne pas faire fluctuer la glycémie.

Il faut donc différencier le grignotage et les minis repas fractionnés pris dans un objectif particulier.