L’huile de foie morue : le remède oublié

L’huile de foie morue : le remède oublié

 

Cela fait des milliers d’années que les humains consomment du foi animale pour sa richesse en nutriments essentiels. Dans les pays nordiques c’est l’huile de foie de morue fermentée qui est utilisée depuis des centaines d’années comme fortifiant. En France, il n’y a pas si longtemps encore l’huile de foie de morue était la star des « alicaments » et les enfants étaient obligés de consommer une cuillère à café de cette huile chaque matin. D’ailleurs il est fort probable que vos grands parents se souviennent de cette pratique maintenant  tombée aux oubliettes. C’est bien dommage car comme nous allons le voir l’huile de foie de morue est un des plus puissants alicaments existants !

 

De quoi se compose l’huile de foie de morue ?

 

contient l’ensemble de la famille des acides gras essentiels

 

L’huile de foie de morue contient l’ensemble de la famille des acides gras essentiels (3, 4, 6, 7, 9 et 11) sous une forme naturelle et équilibrée. Elle apporte notamment les précieux omega 3 sous une forme directement utilisable : EPA et DHA (à l’inverse des végétaux qui n’apporte qu’un précurseur, l’acide alpha linoléique). Ce sont des acides gras essentiels que le corps ne sait pas fabriquer et qui doivent être apportés par l’alimentation. Les omega 3 ont un rôle anti-inflammatoire, vasodilatateur, fluidifiant sanguin, assouplissent les membranes cellulaires, participent à la fabrication de la myéline et de certains neurotransmetteurs comme la sérotonine. Leurs bénéfices sont notamment reconnus dans la dépression (notamment post partum ), les maladies cardio-vasculaires, auto-immunes et pathologies inflammatoires.

 

est une excellente source de cholestérol

 

Loin d’être un ennemi à fuir, le cholestérol est en réalité une molécule indispensable au bon fonctionnement de l’organisme. Tout d’abord le cholestérol est le précurseur de toutes les hormones stéroïdiennes : prégnénolone, cortisol, dhea, oestrogène, progestérone, testostérone.. sans lui pas de production hormonale possible. Il y a du cholestérol dans toutes les cellules du corps (il sert à élaborer la matrice de la cellule). La myéline contient 20% de cholestérol et la synthèse des synapses dépend essentiellement du cholestérol !! Un faible taux de cholestérol entraine une dégénérescence du système nerveux et un cholestérol bas a été associé à un risque de suicide, de comportement violent ou criminel beaucoup plus important. Les gens qui ont plus de cholestérol résistent mieux aux infections et guérissent plus rapidement. Après 60 ans un taux de cholestérol LDL élevé (soit disant le mauvais cholestérol) est associé à un risque de mortalité inférieure ! Bref le cholestérol est un médicament qu’il ne faut pas fuir d’autant plus que le cholestérol alimentaire n’augmente pas le cholestérol sanguin. Ce qui est dangereux en revanche c’est l’oxydation du cholestérol via les graisses cuites ou son oxydation dans le corps dû à un état d’inflammation chronique (alimentation industriel riche en acide gras transformé, excès de sucre, d’alcool, de cuisson à haute température, excès de fer, microbiote buccal et digestif pathogène, acide urique et CRP-us élevé etc).

 

La meilleurs source de vitamine A et D

 

L’huile de foie de morue est la meilleure source de vitamine A et D. Elle vous apporte de la vitamine A sous sa forme la plus assimilable et directement utilisable par le corps. Beaucoup de monde a déjà entendu parler des nombreux bienfaits de la vitamine D (ou hormone D puisque cette vitamine agit comme une hormone stéroïdienne) mais rare sont ceux qui savent que sans la vitamine A (retinol) la vitamine D ne peut pas fonctionner. Vitamine A et D agissent main dans la main et une carence de l’une entraîne souvent un excès de l’autre et vice-verca. Des taux suffisamment élevés de rétinol (la forme active de la vitamine A) sont absolument essentiels pour conserver un système immunitaire optimal. Elle joue aussi un rôle dans la vision, la préservation de la peau et la différenciation cellulaire. La carence en vitamine A majore le risque de cancer et sans elle impossible d’avoir des muqueuses de qualité. C’est pour cette raison qu’une carence en vitamine A engendre toujours une dysbiose intestinale avec inflammation et perméabilité intestinale. De même que la malabsorption entraîne une carence en vitamine A qui finit par retentir négativement sur les muqueuses. D’autre part la vitamine A est absolument essentielle pour le métabolisme des hormones thyroïdiennes. Sans elle la T3 ne peut s’activer dans les cellules.

Il faut savoir que la carence en vitamine A est largement répandue. Les taux se trouvent souvent dans la fourchette inférieure alors qu’il faudrait viser la fourchette haute. Il faut savoir que l’on trouve un précurseur de la vitamine A dans les végétaux que l’on nomme le bêta carotène. Le bêta carotène est abondant dans les légumes colorés et on pourrait penser que cela suffise pour combler nos besoins en vitamine A. Malheureusement cela est loin d’être le cas pour plusieurs raisons. Le bêta carotène doit être converti dans les intestins en retinol (la forme active) par une enzyme : la bêta-carotène-15,15′-monoxygémase. En cas d’inflammation intestinale l’expression de cette enzyme est fortement réduite ce qui limite la conversion. Il faut savoir aussi que cette enzyme est sous dépendance de T3 thyroïdienne.. sans suffisamment de T3 la conversion du bêta carotène sera fortement ralentie. Cela explique pourquoi certains hypothyroidiens ont les paumes et plantes de pieds jaunâtres par accumulation de pigment dans les tissus. Un bêta carotène élevé associé à un rétinol bas est un signe fiable d’hypothyroïdie. Enfin il faut savoir qu’il existe un polymorphisme sur le gène qui code l’enzyme bêta-carotène-15,15′-monoxygémase ce qui a pour conséquence de réduire fortement la conversion des caroténoïdes en rétinol. Cette mutation touche environ 45% de la population. Tous ces facteurs font qu’une majorité de gens ont besoin d’un apport direct en rétinol d’origine animale…

L’huile de foie de morue apporte les quantités adéquates de vitamine A. En moyenne une cuillère à café équivaut à 3600 ui. La fondation Weston Price recommande un apport quotidien d’environ 4000 à 10000 ui (~ 1 à 2 c.c par jour). Beaucoup de gens ont peur de l’intoxication à la vitamine A. Pour atteindre ce seuil il faudrait consommer 10 fois la quantité quotidienne recommandée sur une période de plusieurs mois c’est à dire plus de 20 cuillères à café pour un adulte et 10 pour un enfant. De plus l’apport conjoint de vitamine D dans l’huile de foie de morue empêche la toxicité car les deux vitamines se régulent. Ce qui n’est pas le cas avec des compléments synthétiques de vitamine A hautement dosés (palmitate, acétate de retinyl) qui doivent être évités ou pris uniquement pour relever rapidement une carence sévère (les formes synthétiques sont souvent mal tolérés par l’organisme). Évidemment je vous conseille toujours de faire des analyses régulières pour savoir ou vous en êtes et pour ajuster la dose.

Sachez aussi que si vous vous supplémentez en vitamine D à dose élevée vous allez inévitablement faire baisser votre rétinol hépatique. C’est quelque chose que j’ai personnellement constaté sur mes analyses au fil du temps. Or comme je l’ai dit plus haut, la vitamine D ne peut pas fonctionner sans suffisamment de vitamine A. Lorsque le calcitriol (forme active de la vitamine D) pénètre la cellule il vient se fixer sur le récepteur de la vitamine D « VDR » qui s’associe au récepteur de la vitamine A « RXR » seulement s’il y a du rétinol. Lorsque c’est le cas cela active l’expression des gènes liés à la vitamine D. L’avantage incontestable de l’huile de foie de morue est de vous apporter conjointement la vitamine A et D dans les bonnes proportions.

 

La petite histoire de Weston Price

 

Weston Price était un médecin dentiste des années 1930 qui entrepris de voyager pour étudier la santé des peuples vivant loin de la civilisation moderne. En parcourant le monde Price put étudier de nombreuses communautés : peuples indigènes d’Amérique du nord et du sud, aborigènes d’Australie, Maoris de nouvelle Zélande, Mélanésiens du Sud du pacifique. Ce qu’il découvrit c’est que les tribus ancestrales bénéficiaient d’une excellente santé physique et mentale. Notamment :

  • une ossature solide avec des arcades dentaires bien développées
  • pas de caries
  • Un physique svelte et musclé
  • une résistance accru aux maladies

En analysant leur alimentation Price se rendit compte que leurs alimentations contenaient des quantités très importantes de minéraux et vitamines hydrosolubles et au moins dix fois plus de vitamines liposolubles d’origine animale (œufs, fruits de mer, beurre, graisse animale, abats) que l’alimentation occidentale. C’est donc Weston Price et les scientifiques de l’époque qui comprirent que les vitamines A,  D et K (appelé anciennement facteur X) sont des facteurs indispensables pour absorber et métaboliser les minéraux. Aujourd’hui les recommandations officielles exhortent les populations à fuir tous ces précieux aliments et  encouragent à consommer des huiles végétales (dénués de vitamines liposolubles, très instables et souvent riches en omega 6 pro-inflammatoire), margarines (contenant des acides gras trans, une catastrophe de santé) et à consommer beaucoup de céréales et féculents directement responsable de l’épidémie d’obésite. Ces aliments ne sont pas consommé par les communautés primitives qui ne connaissent aucune des maladies de la civilisation moderne (obésité, diabète, maladies cardio-vasculaires, cancer, auto-immunité, ostéoporose et caries)..

Comment choisir une huile de foie de morue de qualité ?

 

Il faut faire extrêmement attention à la qualité de l’huile de foie de morue que vous achetez. En effet de nombreux fabricants extraient leurs huiles à haute température ce qui à pour effet de détruire les omega 3 et la vitamine A et D. Non seulement ces huiles contiennent des acides gras et du cholestérol oxydés qui sont extrêmement néfastes pour la santé mais en plus il n’y a plus les vitamines naturelles. Cela amène les fabricants à ajouter eux-mêmes des vitamines synthétiques.

Voici les critères à prendre en compte pour une huile de foie de morue de qualité :

  • extraction à basse température pour garder toute la fraicheur de l’huile
  • filtrage des huiles pour garantir la pureté et l’absence des métaux lourds, PCB et autres toxines
  • la teneur suffisante en vitamine A et D.
  • certificat de faible oxydation de l’huile (que vous devez toujours garder au frigo une fois ouverte!)

Un indice fiable pour savoir si l’huile est fraiche. Le gout doit être frais, léger voir presque agréable (bon sans exagérer ça reste de l’huile de foie de morue).

Après de nombreuses recherches j’ai sélectionné une huile qui répond à tous les critères cités plus haut et qui est recommandée par la fondation weston price. C’est la marque DROPI que j’utilise personnellement et que l’on peut facilement se procurer sur amazon en huile ou en gélule. Personnellement je préfère la version sous forme d’huile car cela me permet de mastiquer l’huile et de l’imprégner de salive qui contient de la lipase (ce qui facilite la digestion de l’huile et l’absorption des vitamines).

 

une cuillère à café équivaut à environ 3600 ui de vitamine A pour environ 400 ui de vitamine D. A dose d’une cuillère à café par jours le flacon dure environ un mois et demi. En terme de prix cela revient à environ 30€ par mois. Cela vaut le coup si l’on considère que cela apporte des quantités optimales d’acides gras essentiels, de vitamine A et D avec seulement une à deux cuillères à café par jours et ceux sans métaux lourds ni PCB. Sans cela il est difficile d’obtenir dans l’alimentation les quantités adéquates de rétinol surtout pour les mauvais convertisseurs de bêta carotène (hypothyroidien, dysbiotique, mutation génétique). Personnellement je conseille une dose d’entretien d’une cuillère à café par jours qui peut être doublé voir triplé en période de fatigue / infection ou pour remonter un taux bas.

Quelques références :

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19103647

 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22113863

 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2854912/

https://www.westonaprice.org/

 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27292972

Comment évaluer sa santé avec la mesure de la variabilité cardiaque

Comment évaluer sa santé avec la mesure de la variabilité cardiaque

Lorsque vous décidez d’améliorer votre santé il peut être difficile d’évaluer l’impact réel des changements d’habitudes sur le corps. Vous pouvez bien sur  faire des bilans médicaux qui sont de plus en plus précis et spécialisés. C’est très bien, malheureusement ces examens ne sont souvent pas remboursés et coutent très chères.  Alimentation, sport, sommeil, jeun, stresse chronique influencent directement votre santé et déterminent votre vitesse de vieillissement. L’âge civil ne reflète pas l’âge réel biologique. Alors comment savoir ou vous en êtes ? y a t’il un moyen simple, rapide, efficace et peu couteux d’évaluer son état de santé ? Oui ! grâce à la mesure de la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) ou heart rate variability pour les anglophones.

Marqueur fiable et très étudié en médecine (plusieurs milliers d’études) la VFC est  également largement utilisée dans le milieu du sport. Elle permet aux sportifs d’évaluer l’état de leurs récupérations afin de monitorer la charge d’entrainement. Aujourd’hui grâce à des outils simples et peu chers la VFC n’est plus seulement réservée qu’a une élite sportive ou scientifique et n’importe qui peut l’utiliser pour évaluer sa vitalité.

Qu’est ce que la variabilité de la fréquence cardiaque ?

 

Dit simplement la variabilité de la fréquence cardiaque c’est l’intervalle de temps entre deux battements de cœur. Lorsque vous mesurez la fréquence cardiaque vous mesurez en réalité la moyenne des battements sur une minute. Par exemple un cœur à 60 pulsations / minutes indique un rythme d’une pulsation par seconde en moyenne. Mais cela ne reste qu’une moyenne puisque en réalité votre cœur ne bat jamais à la même allure et cela fluctue entre les micro-secondes (ms). Le temps entre chaque battement de cœur est appelé intervalle R-R.

Cela va peut être vous semblez bizarre mais plus la variabilité de la fréquence cardiaque au repos est élevé plus cela indique une bonne santé et un haut niveau de vitalité.  C’est le signe que votre système nerveux s’adapte rapidement à votre environnement.

Plusieurs variables dérivées de l’intervalle R-R sont calculées :

  • RMSSD : moyenne quadratique des intervalles R-R successifs
  • inRMSSD : log de RMSSD
  • SDNN : écart type de l’intervalle R-R sur la durée d’enregistrement

Les études montrent que la variable la plus fiable et précise qui reflète le plus l’activité du système nerveux parasympathique est RMSSD et inRMSSD.

 

La VFC reflet du système nerveux

 

C’est le système nerveux autonome et endocrinien (=hormonale) qui vont ensemble réguler les fonctions inconscientes du corps : température corporelle, battement de cœur, pression sanguine, digestion, péristaltisme etc. Le système nerveux autonome est divisé en deux branches : le parasympathique qui est le système nerveux de la récupération, de la détente et de la digestion et qui dépend du nerf vague et le système nerveux sympathique qui va permettre au corps de s’adapter face au stresse. Le parasympathique va ralentir le rythme cardiaque et augmenter la VFC tandis que le sympathique va accélérer le rythme cardiaque et diminuer la VFC. Une VFC diminué au repos indique donc une sur-activation du système nerveux sympathique et donc un état de stresse et de fatigue.

La respiration influence directement les deux systèmes nerveux. Lorsque l’on inspire c’est le sympathique qui s’active (le coeur accélère) alors que l’expiration active le parasympathique qui diminue le rythme cardiaque. C’est d’ailleurs sur ce principe que s’appuient les exercices de cohérence cardiaque qui ont pour objectif de rééduquer l’équilibre nerveux (notamment le nerf vague) et d’augmenter l’amplitude cardiaque.

 

Comment mesurer la VFC ?

 

Avant la mesure de la VFC n’était disponible qu’en milieu médicale avec des ECG. Heureusement pour nous il est maintenant possible d’utiliser des outils peu couteux comme une ceinture cardiofréquencemètre (polar H10 ~ 75€) ou certains capteurs de pouls spécialement conçu pour la VFC (coresens ~ 140€) couplé à une application mobile gratuite. Personnellement je vous recommande la ceinture cardio fréquencemètre polar H10 car elle est précise, détecte facilement le pouls et vous pouvez l’utiliser pour le sport. Sachez qu’en matière de précision cela équivaut à +-1% à un ECG… donc très précis. Pour l’application mobile la référence c’est EliteHRV que je vous présente plus loin dans l’article.

L’objectif est d’avoir une mesure quotidienne (ou environ 4 fois semaines) afin d’avoir sa propre moyenne et de pouvoir mesurer l’évolution dans le temps. Voici quelques règles importantes à respecter pour mesurer sa VFC :

  • Prendre une lecture de deux minutes chaque matin à peu près à la même heure.
  • Dans la même position (allongé, assis dos droit ou debout). Je vous recommande la position assise.
  • Respirer normalement sans chercher à faire des respirations profondes.

 

Présentation de l’application EliteHRV

 

Cette application va vous permettre de mesurer votre VFC chaque matin et vous donner un score de bien être compris entre 1 et 100 calculé en fonction des différentes variables dérivées des intervalles R-R. Ce score permet de simplifier la lecture pour un utilisateur lambda. L’application va vous proposer de mesurer votre VFC chaque matin pendant une semaine (si possible non stressante et normale) pour que l’application calcule votre moyenne personnel en situation normale.

Voici un exemple de moi même qui indique un score HRV de 71 et un rythme cardiaque de 47 pulsations minutes avec une balance qui penche du côté parasympathique. Par rapport à ma moyenne (aux alentours de 70) cela veut dire que mon corps et reposé et prêt à encaisser un stresse plus important (entrainement sportif par exemple).

 

 

 

 

 

 

Pour les plus minutieux d’entre nous l’application permet la lecture des différentes variables dérivées de l’intervalle R-R. Dans les études c’est la variable rMSSD qui est la plus utilisée.

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Le graphique de votre rythme cardiaque et VFC s’affiche instantanément pendant la lecture. Il est aussi possible de le visualiser après la lecture pour une analyse plus approfondie.

 

 

 

 

 

 

Vous pouvez bien surs effectuer des lectures à n’importe quel moment de la journée. EliteHRV propose aussi des exercices de cohérence cardiaque avec lecture instantanée de votre VFC ce qui permet un feedback en direct.

Sachez que l’application mesure aussi le domaine fréquentiel cet à dire les ondes LF (sympathique) et HF (parasympathique) et le ratio LF/HF. Je n’en parle volontairement pas dans cet article car ces variables sont controversées dans les études. Ce qui n’est pas le cas pour les autres variables évoquées.

L’application dispose aussi d’une base de données de plusieurs milliers d’utilisateurs classés par âges et permettant de comparer les différents marqueurs (score HRV, rMSSD etc..) par rapport à la population de votre âge de manière à savoir ou vous vous situez… Mais gardez à l’esprit que le plus important n’est pas de se comparer aux autres mais

 

Qu’elle sont les facteurs qui influencent la VFC ?

 

a) Il y a les facteurs (malheureusement) indépendants de notre volonté :

  • L’âge : de manière irrémédiable et avec le vieillissement des organes (notamment système nerveux et des glandes endocrines) la VFC diminue avec l’âge. C’est par ce biais que la VFC vous donnes une idée de votre véritable âge biologique..
  • La génétique…

b) Les facteurs qui diminuent la VFC :

Les études montrent que certaines situations pathologiques diminuent l’amplitude cardiaque :

  • les maladies cardio-vasculaires
  • l’hypothyroidie
  • la dépression
  • les cancers
  • maladies inflammatoires (maladies auto-immunes)
  • stresse
  • dysbiose (avec bactéries et virus qui agressent les nerfs, les muqueuses..)
  • mauvaise hygiène de vie (junk food, alcool, tabac, manque de sommeil, mauvaise respiration etc)
  • épuisement (exemple : sur-entraînement sans récupération suffisante)

Toute VFC qui diminue (par rapport à sa moyenne dans un état de santé correcte et celle de sa tranche d’âge) sans remonter et sans explication (stresse intense ? sport ? choc émotionnel ?) doit faire l’objet d’une investigation plus approfondie.

C) Les facteurs qui augmentent la VFC :

La mesure de la VFC va permettre de mesurer l’impact de vos changements d’habitude à long terme. Voici donc une liste (non exhaustif) de ce qui augmente positivement la VFC :

  • le sport (à bonne dose) surtout les efforts d’endurances.
  • la cohérence cardiaque pratiquée quotidiennement (méthode 365 : 3 fois/ jours , 6 respirations / min, pendant 5 minutes)
  • un sommeil qualitatif et quantitatif
  • une bonne alimentation
  • la douche froide
  • le jeun intermittent

J’ai moi même pu constater (mesure à l’appui) que tous ces facteurs améliorent l’amplitude cardiaque. C’est personnellement ce que je trouve passionnant avec la VFC. Au delà du faites qu’elle nous indique notre état interne la VFC est un véritable outil de recherche nous permettant de tester les effets de tel ou tel type de régime, activité, méthode etc…

Noté aussi qu’une VFC qui augmente anormalement n’est pas toujours bon signe. Cela peut aussi dénoter un état de stresse interne.

 

Qu’est ce qu’une VFC normale ?

 

Encore une fois il ne faut pas faire l’erreur de vouloir absolument se comparer aux autres. Ce qui importe c’est votre moyenne et sa fluctuation dans le temps. Mais si vous souhaitez avoir une idée des normes en fonction de votre âge et de votre sexe je vous propose les résultats de deux études.

Tout d’abord voici un tableau des données récoltées par EliteHRV sur 10 308 utilisateurs classé par âges et par sexe. Comme vous allez le constater la VFC diminue progressivement avec l’âge. Remarquer aussi que les femmes ont une VFC naturellement plus haute que les hommes (sachant que l’espérance de vie d’une femme est plus élevée que celle d’un homme… coïncidence ?)

Voici maintenant les résultats VFC d’une étude sur 451 adolescents de 12 à 17 ans classé en fonction du sexe et de l’activité physique (athlète vs non athlète). Dans cette étude de nombreux dérivés de l’intervalle R-R ont été mesuré. Pour notre article j’ai volontairement repris la valeur rMSSD pour rester simple.

1) Tableau du groupe non sportif :

2) Tableau du groupe sportif :

* Journal of Clinical and Diagnostic Research. 2015 Oct, Vol-9(10):CC08-CC13

Là encore on constate que les femmes ont une VFC plus élevé que celle des hommes. Et sans surprise les athlètes ont une VFC nettement plus élevé que les non athlètes. La conclusion est sans appel : faites du sport ! 😉

 

En conclusion…

 

Vous connaissez maintenant l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur la mesure de la variabilité cardiaque. Vous pouvez maintenant évaluer votre santé et vitalité simplement et efficacement, voir l’évolution de celle ci en fonction de vos changements d’habitude / mode de vie… Les domaines d’application sont infinis ce qui en fait un outil de recherche puissant, disponible à tous et facilement reproductible..

Si vous souhaitez vous procurer la Polar H10 c’est ici

 

Quelques références :

Heart Rate Variability as a Prognostic Factor for Cancer Survival – A Systematic Review. Front. Physiol. 9:623. doi: 10.3389/fphys.2018.00623

 Journal of Clinical and Diagnostic Research. 2015 Oct, Vol-9(10):CC08-CC13

Heart rate variability and heart rate turbulence in hypothyroidism before and after treatment.

Heart and soul: heart rate variability and major depression.

Normative Elite HRV scores

Faut-il arrêter la viande rouge ?

Faut-il arrêter la viande rouge ?

Ces dernières années nous assistons à une diabolisation quasiment systématique de la viande rouge. Accusé d’être impliqué dans de nombreuses pathologies comme les maladies cardio-vasculaires, cancers, acidification du corps, diabète, obésité, maladies neurovégétatives les incitations à supprimer la viande rouge se multiplient.

Comme toujours en nutrition rien n’est vrai pour tout le monde et il s’agit de comprendre, de nuancer et d’individualiser l’alimentation en fonction de l’âge, du sexe, des objectifs, du statut nutritionnel, pathologies, antécédents etc…

Avant d’adopter un point de vue binaire bon ou mauvais je vous propose d’analyser dans cet article les différents éléments contenus dans la viande rouge pouvant impacter de manière positive ou négative sur la santé. A partir de cette analyse vous pourrez moduler votre consommation en fonction de vos besoins…

 

La qualité du produit

Pour commencer la qualité du produit est un critère fondamental. Un animale élevé en batterie, nourrie aux céréales et piqué aux antibiotiques ne donnera pas du tout le même produit qu’un animal nourri à l’herbe (non traité) et ayant vécu en plein air sans recevoir d’antibiotique.

Animaux de pâturage nourrie à l’herbe bio

Animaux d’élevage nourris au céréales

Pas d’antibiotique ni pesticide dans la viande Antibiotique et résidus de pesticide dans la viande
Ratio oméga 6 / 3 équilibré Excès d’oméga 6 pro-inflammatoire
Viande ne contenant pas de lectine *
Riche en lectine * nocive pour la barrière intestinale (à cause des céréales)
Riche en créatine (force musculaire, capacité cognitive) Pauvre en créatine
Animaux heureux et en bonne santé Animaux dépressif et malade..

Une viande rouge issue de l’élevage intensif sera toujours nocive pour l’organisme. A l’inverse une viande issue de filière biologique et naturelle apportera des éléments très intéressants pour la santé.

*lectine : protéine synthétisée par les plantes et agissant comme un pesticide pour repousser les prédateurs. Les lectines sont notamment contenues dans les céréales (blé, mais, avoine, seigle etc).. ainsi les animaux nourris aux céréales produiront une viande contenant des lectines.

La façon de préparer

Le deuxième point qu’il faut avoir en tête lorsque l’on consomme de la viande rouge est le mode préparation. Effectivement lorsque la viande rouge est grillée il va se produire une réaction appelée la réaction de maillard. La réaction de maillard c’est lorsque l’aliment noirci et carbonise ce qui indique l’association d’ acides aminés avec des molécules de glucose (sucre) produisant ce que l’on appelle des « produits avancés de la glycation » ou AGE. Ces molécules sont littéralement incassables par l’organisme. Elles vont pénétrer la circulation sanguine et provoquer un stresse oxyda-tif majeur avec réaction inflammatoire. Ce stresse oxydant et l’inflammation qui en résulte, en plus d’accélérer le vieillissement prématuré du corps font le lit des maladies civilisationnelles comme le cancer ou encore les maladies cardio-vasculaires…

A l’inverse les cuissons douces à la vapeur ou basse température permettrons de rendre la viande plus digeste tout en préservant les précieux macro et micro nutriments..

Toujours cuire à basse température. Ce point ne concerne évidemment pas que la viande rouge mais l’ensemble de l’alimentation.

La viande rouge en détail

La viande rouge est un aliment très intéressant car elle contient beaucoup d’éléments intéressants mais qui peuvent être aussi potentiellement dangereux. Détaillons un peu…

  • Protéine : la viande rouge contient tout les acides aminés essentiels (cet à dire ceux que le corps n’est pas capable de fabriquer lui même et qui doivent être apportés par l’alimentation). Ce qui en fait un aliment très intéressant pour maintenir, conserver ou prendre de la masse musculaire. Rappelons au passage que les protéines sont nécessaires pour fabriquer du muscle, des anticorps, des neurotransmetteurs, des hormones, la trame ‘protéique’ de l’os (permettant aux minéraux de tenir dessus) etc
  • Des graisses : La viande rouge contient naturellement et de manière équilibrée toute les familles d’acides gras (saturé, mono-insaturé, poly-insaturé). Chaque famille de graisses joue un rôle important dans l’organisme et aucune graisse originelle et non transformée ne doit être évitée (au contraire..)
  • Du fer héminique qui est la forme de fer la plus assimilable.
    • Une carence en fer va entraîner une anémie par impossibilité de fabriquer de l’hémoglobine (protéine transporteuse de l’oxygène) et une hypothyroidie frustre. Le fer (avec beaucoup d’autres micro nutriments) participe à la fonction thyroïdienne (notamment pour convertir la T4 inactive en T3 activé). Une carence va donc provoquer  une mauvaise oxygénation et un métabolisme ralenti avec sous production d’énergie (par anémie et hypothyroïdie)
    • A l’inverse un excès de fer est pro-inflammatoire et va entraîner un stresse oxydant cellulaire important. Ainsi l’excès de fer est associé à un risque accru de maladies cardio-vasculaires (57% de risque en plus) , risque augmenté de maladie d’alzheimer (le fer s’accumule dans l’hippocampe et oxyde les cellules), risque de cancer et de diabète de type 2 majoré.
    • La consommation de viande rouge doit être modulé en fonction de la charge en fer de l’organisme.
  • De la créatine impliquée dans les fonctions cognitives et l’augmentation de la force musculaire. La créatine permet aussi de récupérer plus vite après un effort sportif.
  • Du zinc qui est un oligoélément indispensable au système immunitaire, cicatrisation, hormones thyroïdiennes, production d’acide chlorhydrique, testostérone etc.
  • Vitamine B12 indispensable pour le fonctionnement du cerveau et du système nerveux (synthèse de neurotransmetteur et fabrication de la myéline) ainsi qu’à la production du sang ( la carence en B12 provoque une anémie).
  • La choline qui permet la synthèse d’acétylcholine (neurotransmetteur impliqué dans la mémorisation et la créativité). La choline va aussi empêcher la dégénération graisseuse du foie et un fonctionnement hépatique optimal notamment en permettant la synthèse de sel biliaire de qualité. La choline est un nutriment très précieux de plus en plus considéré pour ses effets bénéfiques sur la santé.
  • La carnitine qui est un acide aminé impliqué dans le transport des acides gras et la production d’énergie. La carnitine permet de sécher plus facilement et facilite la récupération après un effort physique. La carnitine est aussi un nutriment important pour les neurones (favorise la croissance et la récupération des nerfs).
  • Des purines qui vont avec les protéines augmenter la production d’acide urique. L’acide urique est à double tranchant. En quantité adéquate l’acide urique va jouer un puissant rôle d’anti-oxydant vous protégeant contre les attaques des radicaux libres (notamment ceux des virus et bactéries). Un faible taux d’acide urique est associé à un risque important de maladie neurodégénérative. A l’inverse un taux d’acide urique élevé va engendrer la formation de cristaux d’acide urique impliqué dans la goutte (accumulation de cristaux dans les articulations), les lithiases rénales et un risque de maladie cardio-vasculaires augmentées (par agression des vaisseaux par les cristaux). L’acide urique est un facteur de risque indépendant des maladies cardio-vasculaires. La consommation de viande rouge devra donc être modulée en fonction du taux d’acide urique qui devrait se trouver entre 40 et 50 mg / l
  • Neu5GC est une protéine particulière contenue dans le bœuf, mouton, agneau, porc. Cette protéine est néfaste et il a été découvert que notre système immunitaire identifie cette protéine comme étrangère à notre corps. Cela peut engendrer le développement d’anticorps visant la paroi de nos propres vaisseaux sanguins (risque cardiaque). Les cellules cancéreuses utilisent le NEU5Gc pour attirer à elle la croissance des vaisseaux sanguins par le biais d’une hormone appelée VEGF. Elles utilise aussi le neu5Gc pour se cacher du système immunitaire. La consommation de viande rouge chez un sujet cancéreux ou à risque de cancer est donc déconseillé.

Viande rouge en fonction du microbiote et de la qualité digestive

Chez une personne qui à un microbiote intestinal (ensemble des bactéries formant l’écosystème intestinal) déséquilibré, la consommation de viande rouge va produire un excès de TMAO toxique pour les artères. Effectivement certaines bactéries intestinales sont capables de synthétiser de la tri méthylamine (TMA) à partir de la choline et de la carnitine contenue par exemple dans la viande rouge (ou les œufs). La TMA sera ensuite oxydé en triméthylamine-n-oxyde (TMAO) par le foie au niveau hépatique. Malheureusement l’accumulation de TMAO dans l’organisme est un marqueur d’athérosclérose et reconnue comme facteur de risque cardio-vasculaires (coronarien et AVC). Et oui c’est tout le paradoxe de l’alimentation la choline et la carnitine apportent pourtant beaucoup de bénéfice pour la santé mais en excès ils vont favoriser le développement d’une flore productrice de TMAO..

Notre flore va essentiellement dépendre des substrats alimentaires disponibles. Ainsi il est évident que les gros mangeurs de viande rouge vont favoriser le développement d’une flore produisant de la TMAO toxique. Surtout si l’alimentation est pauvre en polyphénols et antioxydants.

Rassurez vous quand même, il a été montré que l’apport en antioxydants et polyphénols (notamment le resvératrole) via les légumes et les fruits vont permettre d’équilibrer le biote et de limiter la production de TMAO surtout si la consommation de viande rouge n’est pas excessive. Encore une fois l’équilibre alimentaire s’accorde avec la santé 🙂

Autre chose à savoir, en cas de mal-digestion des protéines (hypochlorhydrie, carence en enzymes pancréatiques) et notamment de la viande rouge qui demande un effort digestif plus important, des résidus de protéines non digérés vont terminer dans le côlon ou des bactéries de putréfaction vont pouvoir fabriquer des polyamines à partir de ces protéines non digérées. Les polyamines sont impliquées dans la prolifération cellulaire et en excès cela pourrait favoriser les processus tumoraux. Des petites quantités ne sont pas dangereuses.

Ainsi la quantité de polyamines fabriqués dépendra de la quantité de protéine non assimilé qui dépend elle même de la quantité consommé et de la qualité de la digestion / absorption (mastication, acide gastrique, enzyme pancréatiques (protéases) et entérocytes de qualités)

En conclusion…

On constate que la viande rouge est un aliment qui contient des éléments très intéressants mais qui a aussi des inconvénients…globalement et sauf cas particulier je ne recommande pas la suppression de la viande rouge dans l’alimentation mais je propose de limiter sa consommation. Une à deux fois par semaine me semble raisonnable (max 300g / semaine). Toujours en choisissant des produits d’excellentes qualités et avec des modes de cuisson doux.

A partir de toutes ces informations vous êtes maintenant capable d’adapter votre consommation en fonction de votre situation.

 

Interview de Lierre Keith le mythe végétarien

Interview de Lierre Keith le mythe végétarien

Si il y a bien un livre que je vous recommande c’est bien Le Mythe végétarien. Lierre Keith à été végétalienne durant 20 ans ! Témoignage poignant et authentique c’est une femme qui sait de quoi elle parle et son livre aborde le problème du végétarisme sous tout ces angles (politiques, morales, santé, écologie ect). Sujet très polémique et dans une époque ou les régimes végétariens ont le vent en poupe se livre pourrait bien changer votre perception des choses…

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Les incroyables bénéfices de la vitamine D

Les incroyables bénéfices de la vitamine D

On l’appelle la vitamine du soleil car sa synthèse se fait grâce à l’action des rayons ultraviolets (UVB) sur une peau découverte. Une fois la peau exposée aux rayons UVB la vitamine D est synthétisée par l’action d’un dérivé du cholestérol endogène. Elle doit ensuite passer par le foie et les reins pour être convertie en forme active. La vitamine D est stocké dans les muscles, le tissus adipeux, le foie et les reins. On estime que la synthèse de vitamine D par les rayons UVB du soleil se fait de avril à septembre en France. En dehors de cette période l’alimentation peu apporté de petite quantité de vitamine D mais souvent trop insuffisante pour maintenir un taux adéquate et obtenir tout les bénéfices santé d’un taux optimal.

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